Entreposage

Le succès ou l'échec des investissements dans l'automatisation des entrepôts dépend de la couche logicielle.

Le directeur des ventes d'Inteq, Jon Roberts, souligne que le système d'exécution logicielle (WES) est la clé du retour sur investissement de l'automatisation, et que les plateformes logicielles indépendantes du matériel remplacent les stratégies privilégiant le matériel, entraînant une amélioration de l'efficacité logistique.

Couche logicielle : la clé du succès ou de l'échec de l'automatisation des investissements

Dans un contexte où l'automatisation des entrepôts devient de plus en plus un sujet stratégique au niveau des conseils d'administration, la capacité d'intégration logicielle supplante la sélection du matériel comme facteur déterminant du succès ou de l'échec des projets. Jon Roberts, directeur des ventes d'Inteq, expert britannique en automatisation d'entrepôts, déclare dans une interview : « La couche logicielle est l'endroit où le ROI de l'automatisation se gagne ou se perd. »

Du matériel d'abord au logiciel d'abord

Roberts indique qu'auparavant, les entreprises choisissaient d'abord le matériel avant d'envisager l'intégration, ce qui conduisait à des systèmes cloisonnés et difficiles à étendre. Aujourd'hui, le modèle axé d'abord sur le logiciel – c'est-à-dire déployer un système d'exécution d'entrepôt (WES) dès la phase de conception – offre une intégration unifiée et une flexibilité. Le WES regroupe robots, convoyeurs, personnel et données en une seule vue opérationnelle, permettant aux équipes d'exploitation de réagir en temps réel aux changements, plutôt que d'intervenir a posteriori.

Les AMR deviennent une infrastructure essentielle

Les robots mobiles autonomes (AMR) sont sortis de la phase pilote. Roberts cite un cas : un grand détaillant de mode a, en trois ans, triplé l'efficacité de la mise en rayon des retours et doublé celle du prélèvement grâce aux AMR, avec 99 % des retours traités en 24 heures. Le modèle Robot-as-a-Service (RaaS) élimine les barrières capitalistiques, permettant un déploiement rapide et une extension flexible des AMR, particulièrement avantageux face aux fluctuations saisonnières.

L'IA pour des opérations prédictives

L'intelligence artificielle transforme les entrepôts d'une approche réactive à proactive. La maintenance prédictive en est une application typique – les OEM identifient les pannes à l'avance via les capteurs des équipements et les données des automates programmables, combinés au système de contrôle d'entrepôt (WCS) pour une gestion centralisée, réduisant ainsi les temps d'arrêt. Parallèlement, l'IA optimise en temps réel l'affectation des tâches, comme la planification des trajectoires des AMR et l'équilibrage des charges. Roberts souligne que l'efficacité de l'IA repose sur une plateforme d'orchestration puissante, offrant une visibilité sur l'ensemble des systèmes, données et matériels.

Systèmes de navettes et pression sur l'espace

Avec la hausse des coûts de l'espace d'entrepôt et la pénurie de main-d'œuvre, la demande de systèmes de stockage et de检索 automatiques (ASRS) à navettes augmente. Ces systèmes n'occupent qu'une fraction de la surface des rayonnages traditionnels et peuvent être intégrés avec des AMR, des convoyeurs et des bras robotisés, automatisant ainsi l'ensemble des flux, de l'article unique à la palette entière, tout en réduisant les coûts d'exploitation. Pour les opérateurs confrontés à la triple pression du débit, de la main-d'œuvre et de l'espace, cette solution interconnectée devient de plus en plus pratique.

Cybersécurité et résilience

L'augmentation de la connectivité des entrepôts apporte également des risques de cybersécurité. Roberts souligne que les entreprises doivent intégrer la sécurité dès la phase de conception de l'automatisation, plutôt que de la traiter après coup. Une plateforme de contrôle logiciel unifiée permet de réduire la fragmentation des points d'intégration, de simplifier la gestion des correctifs et les chemins de mise à niveau, garantissant ainsi la résilience des infrastructures critiques.

Perspectives d'avenir : plateformisation et extensibilitéRoberts prédit que dans les trois à cinq ans à venir, les entrepôts qui réussiront à automatiser à grande échelle présenteront trois caractéristiques : l'intégration logicielle dès le premier jour, une base logicielle indépendante du matériel pour absorber les nouvelles technologies, et une véritable synergie entre la direction et les équipes opérationnelles. Les entreprises qui ont déjà déployé une plateforme logicielle, dont les flux de données sont fluides et qui peuvent évoluer progressivement sans repartir de zéro, obtiendront un avantage concurrentiel durable.

--- *Cet article est basé sur une interview de Jon Roberts, directeur des ventes d'Inteq, par Robotics & Automation News.*

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Source links

  1. https://roboticsandautomationnews.com/2026/07/18/interview-with-jon-roberts-of-inteq-the-software-layer-is-where-automation-investment-is-won-or-lost/103466/Primary

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